lauréat.e.s

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↘ édition 2025

Asya Marakulina (ru)

Au cours de ses 10 ans de pratique, Anastasiia Marakulina a combiné les matériaux : installations, textiles, sculptures en métal, graphismes. Récemment attirée par la céramique et ses possibilités infinies, l'artiste a développé des séries, tentant de comprendre comment nous nous influençons les uns les autres et comment nous nous modelons.

Je remarque les liens poétiques et esthétiques entre les phénomènes et je passe par mon expérience personnelle, en m'observant attentivement et en observant le monde qui m'entoure : la ville, les gens, la nature.

Cherchant à trouver un langage visuel pour exprimer ces liens à l'aide de divers médias, l'artiste crée des espaces temporels qui s'équilibrent entre le monde intérieur des sentiments et le monde réel des objets.

@asya_marakulina

Béatrice Guilleman (fr)

Diplômée des Beaux-arts en sculpture puis de la Cambre en céramique, passée ensuite aux ateliers européens Kult XL, Béatrice Guilleman prélève et s’inspire de formes et ornementations architecturales. De Bruxelles à la Grèce en passant par la Bretagne, les paysages qui l'entourent sont vecteurs de découvertes et de nouvelles formes.

@beatriceguilleman

Camilla Hanney (ie)

Diplômée de l'université Goldsmiths (Master en Beaux-Arts) et de l'institut d'art, de design et de technologie de Dun Laoghaire (Irlande), Camilla Hanney travaille sur la céramique, la sculpture et l'installation. Les principaux thèmes de l'artiste sont le temps, la sexualité, l'identité culturelle et le corporel, faisant souvent référence au corps de manière à la fois humoristique et provocante.

En matérialisant le familier dans un contexte inconnu, son travail stimule la capacité de chacun à repenser sa relation aux objets, menaçant l'ordre naturel et jouant avec les tensions qui existent entre la beauté et la répulsion, la curiosité et l'inconfort, le désir et le dégoût.

@camilla.hanney

Eléonore Griveau (fr)

Eleonore Griveau étudie en France puis en Norvège où elle vit. Son travail reflète une ère posthumaniste, montrant comment la perception du corps et les matériaux évoluent en même temps que la technologie.

Mélangeant céramique et électronique, je crée des installations interactives qui reflètent l'impact de l'homme sur les écosystèmes contemporains.

Une installation récente, sur la grotte de Lascaux fermée en raison des dommages causés par les exhalaisons des visiteurs, capture l’expiration des visiteurs et la traduit en vibrations agressives, provoquant l'effritement lent des couches de céramique. Les projets combinent des éléments organiques et synthétiques, intégrant l'électronique dans des installations interactives en céramique pour explorer la relation évolutive entre la nature et la technologie.

@concreteeleonore

Léonore Chastagner (fr)

Entre Histoire de l’art à l’École du Louvre et la Sorbonne puis New York University où elle entame la sculpture, Léonore développe un vocabulaire de formes figuratives centrées sur les notions d’intimité, d’intériorité et de tendresse. Elle laisse l’argile brute et s’approprie une pratique artisanale, en oscillant entre le classique et le désuet pour aborder la notion d’attente liée au féminin.

La céramique est pour moi le matériau des fouilles archéologiques, de la preuve, de la trace, de la permanence, elle me permet d’inscrire le quotidien dans la durée.

L’artiste associe le féminisme à une réflexion entre histoire de l’art, artefacts et dispositif muséal. Elle intègre également des éléments personnels, faisant ainsi écho aux pratiques du journal intime et de la miniature historiquement associées aux femmes.

@leonorechas

Luna-Isola Bersanetti (fr)

Au cours de son cursus à la Cambre, Luna-Isola Bersanetti intègre du textile dans ses créations afin d’apporter de la souplesse à la céramique. Elle passe alors six mois à l’ALBA Beyrouth, section stylisme, pour acquérir des compétences techniques en couture, tissage et maille.

Attirée par l’art vivant, l’incorporation du textile me permettait d’activer mes créations par des performances.

L’artiste met l’accent sur la transmission, tant dans la réinterprétation de l’histoire et des légendes que dans la valorisation de savoir-faire, historiquement dominés par les femmes.

@lunaisolab

Maëlle Dufour (be)

Diplômée en sculpture à la Cambre, Maëlle s’intéresse à la céramique suite à un stage chez Sofi van Saltbommel et officialise avec un post-master Hisk. Elle questionne le progrès au travers de toute époque et explore les traces de décadence et les éventuels espoirs.

Mon travail aborde également la destruction des écosystèmes par l’homme, comme dans la série d'œuvres ‘Jusqu’ici tout va bien’, 2022.

Dans ces installations, chaque pièce est progressivement sujette à une corrosion programmée. D’autres installations abordent, quant à elles, la liberté des semences ou encore les écosystèmes microbiens comme première source de vie sur terre.

@maelle.dufour
maelledufour.be

Pascale Robert (fr)

Entre tradition et parodie, Pascale Robert s’est intéressée à la céramique après un cursus aux Arts décoratifs de Strasbourg puis une résidence à Marseille. Le matériau s’est immiscé dans sa pratique en matérialisant ce que l’artiste représentait sur tableau : elle associe culture de la fête et labeur de l’atelier à l’aide de références historiques afin de produire une oeuvre joyeuse et délurée. Le tout, au départ de photos de l’entourage, des amis attablés sans contraintes ni protocole.

J’aime taquiner le folklore, les particularismes culinaires. Mes attrapes sont parfois indignes, paréidoliques, suggestives, grotesques, souvent irrévérencieuses. Sous la noblesse du matériau, elles offensent gentiment le bon goût.

@pascale.robertpascale

Pia Mougeot (fr)

Étudiante à la HEAR et Adbk Munich, la céramique s’est imposée à Pia Mougeot et son besoin de mouvement. Entre pratique et rencontre, le faire ensemble résonne et stimule l’artiste. Les sculptures de Pia font le récit de l’affect et le pari que le réel se transforme en fonction de comment on le raconte. Résultat d’une obsession, ou du recyclage énigmatiques de symboles, d’anecdotes et de poésie, les sculptures sont d’abord intuitives et libres, comme de petits théâtres.

Les questions féministes dominent mes récits, avec un ton méditerranéen et une pratique de l’émaillage qui n’est pas sans rappeler la culture céramique du sud de la France, où j’ai grandi et qui n’a pas peur du mauvais goût.

@piamougeot

Raphaël Emine (fr)

Enseignant et responsable d’atelier, Raphaël est aussi formateur d’impression 3D céramique. Inspiré par ses lectures et l'observation du vivant, sa pratique décloisonne les frontières entre savoirs théoriques et pratiques techniques.

En croisant tradition, technologie et sciences de la nature, mes céramiques portent des réflexions sur la biologie, tout en amenant des développements spéculatifs et oniriques, je positionne ainsi ma pratique au cœur des paradigmes du monde contemporain.

Ses sculptures sont des écrins de terres cuites destinés à accueillir des formes de vies organiques, elles peuvent être traversées par des fluides, habitées par des végétaux ou colonisées par des insectes et des bactéries.

@raphael.emine